05 décembre 2007

En finir avec les clémentines !

Dans la série "Des textes drôles mais qui soulignent les problèmes," nous vous recommandons aujourd'hui un éditorial de Mohammed Benamari, candidat à la présidence des Jeunes MoDem de Paris.

 

Publié sur son blog Nouvelles Vagues, l'édito s'intitule "En finir avec les clémentines." Pour y accéder, c'est par ici.

 

Bonne lecture !

 

Les auteurs 

23 octobre 2007

Des primaires au MoDem : pétitions.

5c28df0b6bfca9c317dc864f8d3b8146.gif

 

Les pétitions se multiplient pou mobiliser les adhérents du MoDem en faveur de la tenue de primaires pour les investitures aux élections municipales.

Sans préjuger de la qualité des autres mouvements en cours, nous vous avons sélectionné 3 exemples emblématiques:

 

Lettre ouverte à Michel Mercier et aux candidats à l'investiture du Mouvement Démocrate sur Lyon 

Proposition pour une assemblée constituante du Mouvement Démocrate

Appel à François Bayrou pour la sauvegarde du Mouvement Démocrate

 

Nous n'avons vocation ni à être des gourous, ni à dire à nos visiteurs quoi faire de leurs opinions. Nous vous disons donc simplement : si vous êtes d'accord avec une ou plusieurs de ces pétitions, signez-les

 

Bonne lecture !

 

Les auteurs de GroZbulles 

13 octobre 2007

Interview de François Bayrou sur "la Télé Libre"

Chers visiteurs,
Ce samedi, nous vous proposons une interview de François Bayrou par la Télé Libre de John-Paul Lepers. L'occasion de saluer l'existence de ce média sur Internet, dont la liberté de ton et de ligne éditoriale fait plaisir à voir.
Une interview très directe, presque "intime", avec des retours intéressants sur la campagne présidentielle de 2007.
Bon visionnage !

Les auteurs de GroZbulles
Accéder à l'interview de François Bayrou 

06 octobre 2007

L'expo fun : des logos pour le MoDem.

Sur proposition de Mohamed Benamari, nous publions aujourd'hui un article en forme d'exposition. Ce qui est exposé ? Une flopée de logos imaginaires du MoDem.

A partir des discussions actuelles sur les "courants" du MoDem, l'idée était d'imaginer les logos de branches du MoDem plus ou moins farfelues. Découvrez ci-dessous les logos du MoDem canal hippie, du MoDem canal centre-droit, du MoDem canal anarchiste, etc.

Bon visionnage !

Les auteurs de GroZbulles

 

 

ee1bbd902d396fb27682cca71eaf6811.png
 
8603a7ee363a27f510d8c390961c8415.png
 
344e2d5d1dc36b4444b67de29130a83c.png
 
c327195b0f997b1123a57934444d7a85.png
 
71abe41d67de7ae6ff4607b4f16e2de8.png
 
545a930ff7e1ee1494d2b2ffe2de8ff0.png
 
0408bb5221073ed4c0434b869e29a824.png
 
 
 
 
 
 

17 septembre 2007

Dessin politique N°156 - Bayrou et le Modem plus offensifs que jamais

Revolution orange - Bayrou
.
Révolution orange
Cliquez pour agrandir l'image
 .
.
.
(sur une idée de ...Eugène Delacroix*)
.
.
(*) On a décidément des contributeurs de plus en plus fameux ! 

08 septembre 2007

La cible du MoDem : un « 21-Avril constructif. »

Nous sommes dans la même situation que le Front National des années 1990 et du début des années 2000.

Comme le FN de l’époque, c’est un discours clairement antisystème qui nous a fait connaître une formidable percée électorale : les 19% de 2007. Comme le FN de l’époque, nous avons un leader incontesté porteur d’un message à contre-courant. Comme le FN de l’époque, nous rassemblons peu à peu les déçus du système, les laissés pour compte, ceux qui ne croient plus au « monopole à deux » UMP-PS. Et comme le FN de l’époque, parce que nous voulons changer les règles du jeu qui verrouillent le système, nous sommes boycottés par ce système : microscopique présence médiatique sans rapport avec notre score de 2007, et duopole UMP-PS qui n’envisage le dialogue avec nous que quand il ne peut pas faire autrement pour gagner telle ou telle élection.

L’analogie ne s’arrête pas là. Comme le FN de l’époque, nous subissons régulièrement des départs de hauts cadres de notre mouvement, qui rejoignent un des partis du duopole par hâte de faire progresser leur carrière politicienne . Comme le FN de l’époque, nous avons acquis une base militante forte et très motivée, mais nous manquons d’une organisation rationalisée de tout notre mouvement. Comme le FN de l’époque, nous manquons en particulier de hauts cadres dont la présence puisse rendre notre mouvement plus stable, et mieux structuré. Et comme le FN de l’époque, notre effort de militantisme, bien que largement enthousiaste, manque de professionnalisme, et manque en particulier d’une culture de la formation des militants.

Il est logique que notre situation soit à ce point comparable à celle du FN des années 90 et du début des années 2000. En effet, le MoDem est, comme lui, un mouvement construit sur le tas, autour du message radical de changement des règles du jeu lancé par un meneur antisystème. Nous rencontrons donc les mêmes problèmes que lui, les mêmes obstacles, et les mêmes désavantages.

Notre différence fondamentale avec le FN de l’époque, c’est que nous construisons une révolte constructive. Si nous sommes dans la même situation politique que lui, idéologiquement en revanche, nous sommes son exact contraire. Nous nous proposons d’organiser et de faire triompher une révolte d’ouverture, et pouvant déboucher sur l’arrivée au pouvoir, alors que lui se proposait d’organiser et de faire triompher une révolte fermée, et débouchant sur une impasse.

Etant dans la même situation que le FN des années 1990 et du début des années 2000, mais avec une idéologie contraire, notre objectif doit donc être d’arriver au même résultat de révolte que lui, mais au nom d’une idéologie contraire. Notre but doit être, au nom d’une révolte d’ouverture, de décrocher la qualification au second tour de l’élection présidentielle, afin de faire sauter le duopole UMP-PS.

Notre objectif permanent, notre cap, doit donc être de provoquer un « 21 avril constructif. »

Thomas Guénolé

01 septembre 2007

MoDem : des démocrates, pas des centristes !

Nous ne sommes plus des centristes, installés au centre-droit : nous sommes des démocrates, installés au centre.

En politique plus que partout ailleurs, les mots ont un sens, et plus ils sont utilisés, plus ils prennent une connotation presque plus importante que leur sens. Par exemple, le mot « mondialisation » signifie « développement de liens d'interdépendance entre hommes, activités humaines et systèmes politiques à l'échelle du monde. » Et au fil de son utilisation, il a renvoyé en plus à un débat politique sur l'extension supposée du raisonnement économique à toutes les activités humaines, et la question de savoir comment la combattre ou en modifier le cours. Il en va de même pour les mots « centrisme » et « centriste » : ils ont pris un sens, et surtout une connotation. Ils renvoient au centre-droit, à ce concept d’une version modérée de la droite qui la tempère et lui sert de force d’appoint. Ils renvoient à une mouvance tiède, hésitante, qui ne sait pas ce qu’elle veut et n’a aucune conviction ancrée. Par ailleurs, le terme « centriste » est un mot fermé : il renvoie à l’idée qu’on prône le centrisme à l’exclusion de tout le reste, de la même manière que le mot « socialiste » renvoie à l’idée qu’hors du socialisme point de salut.

Accepter d’être appelés « centristes » serait possible si nous étions toujours, comme l’ancienne UDF a pu l’être, cette version modérée de la droite qui la complète et l’équilibre. Or la campagne présidentielle de 2007, et la fondation du MoDem qui s’ensuivit, a fait de nous mouvement profondément démocratique, indépendant et antisystème, qui propose de nouvelles règles du jeu politique. L’appellation « centristes », et le mot même « centrisme », ne nous correspondent donc pas, et nous devons les refuser l’un et l’autre.

Par définition, l’appellation qui nous correspond le mieux est celle qui renvoie à ce que nous sommes principalement, essentiellement. Et principalement, essentiellement, nous sommes des démocrates. C’est le souffle de la véritable démocratie contre un système politique verrouillé qui sert de clé de voûte à notre mouvement. Ce sont les principes de l’ouverture et du rassemblement par la démocratie, contre la fermeture et le sectarisme par le clivage gauche-droite, qui sont le moteur de notre mouvement. Et c’est la démocratie véritable, encore elle, qui est appelée à être la spécificité de notre mouvement par rapport au duopole UMP-PS, marqué à droite par le culte du chef, et à gauche par les jeux d’appareil entre chapelles concurrentes. Ce qui nous structure, ce qui nous définit, ce qui est notre identité, c’est la démocratie. Nous sommes donc, non pas des centristes, mais bien des démocrates.

Dans un monde parfait, les mots ont un sens clair et accepté par tous, et qui ne prête ni à confusion ni à polémique. Nous ne vivons pas dans ce monde parfait : la politique inclut en permanence de violentes batailles sur le sens des mots. Par exemple, les partisans de la fermeture contre l’ouverture ont gagné ce type de bataille en donnant à « Europe libérale » le sens de « règne des marchés et de la loi du plus fort. » Autre exemple, la droite a gagné ce type de bataille en associant à l’expression « valeur travail », connotée positivement, des mesures qui profitent d’abord aux plus riches et peuvent nuire aux intérêts des salariés. Dernier exemple, la droite, là encore, a gagné ce type de bataille en associant à l’expression « ouverture », connotée positivement, ce qui reste une vaste entreprise de débauchage politicien.

En aucun cas nous ne pouvons nous laisser enfermer dans ce piège, en nous laissant appeler par des mots qui ne correspondent pas à ce que nous sommes. Or nous ne serons appelés que de la façon dont nous nous laisserons appeler sans réagir.

Nous devons donc assumer et affirmer, à tous les niveaux de la vie de notre mouvement, que nous sommes des démocrates, et non pas des centristes. Cela implique un effort de répétition qui sera sans doute fastidieux, mais indispensable pour que ce changement de dénomination soit intégré dans l’opinion publique.

Thomas Guénolé

24 août 2007

Le Modem est un parti révolutionnaire.

Il est difficile, pour un mouvement qui fut longtemps une force d’appoint de centre-droit inféodée à la droite, d’assumer que nous sommes des révolutionnaires. C’est pourtant ce que l’élection présidentielle de 2007 a fait de nous.
 
Contrairement à une idée reçue qui tient beaucoup à notre héritage historique, un mouvement révolutionnaire n’est pas nécessairement un mouvement armé. Au milieu du siècle dernier, aux Etats-Unis, le mouvement des droits civiques, avec pour figure de proue Martin Luther King, était proprement révolutionnaire, puisqu’insurrectionnel vis-à-vis de la ségrégation encore pratiquée dans ce pays : il était néanmoins pacifique. Gandhi est un autre exemple de mouvement révolutionnaire, cette fois pour l’indépendance de son pays, qui s’inscrivit clairement et d’emblée dans la non-violence.
 
Plus prosaïquement, un mouvement politique est révolutionnaire lorsque, tout à la fois :
 
- il refuse les règles du jeu politique en vigueur,
- il s’oppose frontalement aux élites qui dominent le système politique, économique et culturel,
- il propose un système politique dont le fonctionnement et les valeurs sont incompatibles avec celui qui est en place,
- il est en rupture de ban d’avec les mouvements politiques qui, eux, défendent le système en place quitte à proposer de le réformer à la marge.
 
La campagne présidentielle que mena François Bayrou en notre nom à tous remplit ces 4 conditions, de même que l’esprit de la fondation du MoDem qui s’ensuivit. Les règles du jeu politique en vigueur sont bien rejetées, par la dénonciation du verrouillage des institutions et du duopole démocratiquement minoritaire de l’UMP-PS. Il y a bien opposition frontale aux élites qui dominent le système politique, économique et culturel, en particulier par le défi lancé à TF1 en cours de campagne présidentielle et par un discours vigoureusement anti-microcosme parisien. Le système politique proposé, fait d’ouverture, de rassemblement et de déverrouillage, est bien rigoureusement incompatible avec la pratique UMP-PS du choc frontal gauche-droite, de l’esprit de clan, et du verrouillage des grands corps de l’Etat. Enfin, il y a bien rupture de ban d’avec les forces du duopole UMP-PS, puisque le ralliement de hauts cadres de l’ancienne UDF à l’UMP marqua le divorce clair entre les tenants de l’autonomie (un centre-droit qui tempère la droite) et les tenants de l’indépendance (un centre antisystème qui ne s’inféode pas à l’un des deux partis du duopole).
 
C’est une chose d’être devenus des révolutionnaires dans les faits et dans notre idéologie. C’en est une autre de l’assumer et de l’affirmer publiquement, à tous les niveaux du fonctionnement de notre mouvement. Tant que nous maintiendrons la moindre ambiguïté sur notre positionnement, nous perdrons sur tous les tableaux : non seulement les citoyens partisans des réformes consensuelles douteront de notre esprit réformiste, et se tourneront vers le Nouveau Centre, mais en plus les citoyens partisans d’une révolte pacifique antisystème ne nous rejoindront pas, parce qu’ils douteront de notre souffle révolutionnaire.
 
Il est donc indispensable, et urgent, de clarifier notre positionnement aux yeux de l’opinion publique. Cela revient concrètement à affirmer, à tous les niveaux de notre discours, que nous sommes bien un mouvement antisystème qui propose de nouvelles règles du jeu politique. En d’autres termes, un mouvement révolutionnaire.

Thomas Guénolé