08 novembre 2007
Dessin politique N°224 - Démocratie au Mouvement Démocrate

Cavada : "Faire voter les militants, est-ce trop primaire ?"
18:00 Publié dans L'actu en images | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : image politique, bayrou, modem, cavada, primaires, municipales
23 octobre 2007
Des primaires au MoDem : pétitions.

Les pétitions se multiplient pou mobiliser les adhérents du MoDem en faveur de la tenue de primaires pour les investitures aux élections municipales.
Sans préjuger de la qualité des autres mouvements en cours, nous vous avons sélectionné 3 exemples emblématiques:
Lettre ouverte à Michel Mercier et aux candidats à l'investiture du Mouvement Démocrate sur Lyon
Proposition pour une assemblée constituante du Mouvement Démocrate
Appel à François Bayrou pour la sauvegarde du Mouvement Démocrate
Nous n'avons vocation ni à être des gourous, ni à dire à nos visiteurs quoi faire de leurs opinions. Nous vous disons donc simplement : si vous êtes d'accord avec une ou plusieurs de ces pétitions, signez-les.
Bonne lecture !
Les auteurs de GroZbulles
08:00 Publié dans Flash info | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : modem, udf, primaires, révolution orange, révolution démocrate, bayrou
12 octobre 2007
Primaires au MoDem : pourquoi les faire, et comment les faire.
Le problème des investitures électorales peut facilement gangréner la vie d’un mouvement politique. Nous devons donc dès le départ adopter en la matière une règle claire, simple, et valable pour tous. Du fait de nos valeurs, cette règle doit être la plus démocratique possible.
Des candidats élus plutôt que des candidats désignés : le pourquoi.
Lorsque les candidats d’un parti aux différentes élections sont investis par une commission, un bureau, ou toute autre autorité qui revient à les faire désigner par le sommet du parti, les conséquences sont presque exclusivement négatives. Avant que les investitures soient décidées, cela provoque immanquablement des jeux de cour, des situations de concurrence mal assumée et donc malsaine, et une tendance bien compréhensible pour tout aspirant candidat à privilégier sa visibilité envers le siège central du parti plutôt que le soutien des adhérents concernés par l’élection à laquelle il veut se présenter. Après que les investitures aient été décidées, cela provoque tout aussi immanquablement des frustrations, des aigreurs, dans les cas les plus extrêmes des retraits de la vie du parti, et des situations d’illégitimité de candidats vis-à-vis de la base militante. Par ailleurs, ce mode de fonctionnement rend plus élevé le risque de candidatures dissidentes, qui ont beau jeu de dénoncer une procédure de désignation insuffisamment démocratique.
A l’inverse, lorsque les candidats d’un parti aux différentes élections sont investis par un vote des adhérents concernés par l’élection (1), la légitimité de ces candidats vis-à-vis de la base militante est inattaquable. En outre, les jeux de cour et autres compétitions larvées disparaissent au profit de concurrences franches, donc saines, pour être départagés par le vote d’investiture. Cette procédure a par ailleurs le mérite d’être en parfaite adéquation avec nos valeurs : elle responsabilise les adhérents du parti en faisant d’eux les seuls décideurs de qui sera candidat et qui ne le sera pas ; elle ouvre le jeu, dans la mesure où chacun a sa chance face au vote des adhérents ; elle repose sur un principe démocratique fort, qui est la spécificité majeure de notre mouvement. Le seul inconvénient est de perdre la possibilité pour le siège central de « parachuter » pour une élection donnée une personne à forte notoriété, qui peut attirer davantage d’électeurs qu’un candidat d’envergure plus locale. Toutefois, le parachutage et une stricte règle démocratique d’investiture ne sont pas incompatibles : il suffit que la personne à forte notoriété se présente à la primaire pour obtenir le vote des adhérents que concerne l’élection.
Garantir une compétition équitable entre aspirants candidats : le comment.
Cela étant, il ne suffit pas de décider que tout candidat de notre mouvement à une élection est choisi par un vote des adhérents concernés. Il faut également garantir que la compétition entre aspirants candidats soit équitable, sans quoi l’application pratique de cette règle se transformera rapidement en mascarade. En d’autres termes, il faut garantir que chaque aspirant candidat dispose des mêmes moyens pour communiquer auprès des adhérents concernés par l’élection. On pense en particulier aux listes de coordonnées téléphoniques et d’adresses mail, dont la détention fait régulièrement dans tous les partis l’objet de manœuvres d’arrière-salle : si un des aspirants candidats détient les coordonnées de tous les adhérents qui vont voter, et que les autres ne les ont pas, le jeu démocratique est dénaturé.
Si on exclut l’option du libre accès de tous au listing des adhérents du mouvement (2), la solution à la fois la plus simple et la plus fiable est de décider que, pour chacune des diverses « primaires » de notre mouvement :
- les aspirants candidats envoient au siège central leur profession de foi de candidature et un résumé de leurs propositions programmatiques ;
- les aspirants candidats sont libres de tenir par ailleurs des blogs, sites Internet, forums, etc. donnant davantage de visibilité à leur candidature ;
- ces documents sont systématiquement envoyés aux adhérents concernés par l’élection ;
- l’échelon de l’organisation du mouvement qui est concerné par l’élection organise une série de débats entre les candidats, auxquels tous les adhérents concernés par l’élection sont conviés ;
- les autres formes de campagne (démarchage téléphonique sauvage, envoi massif d’e-mails, etc.) sont interdites durant la « primaire » ;
- s’ils estiment qu’il y a eu un manquement aux règles, les aspirants candidats peuvent déposer plainte auprès d’une autorité d’arbitrage (3), qui a le pouvoir d’invalider le vote et de prendre des sanctions disciplinaires (4).
Les candidats à élire par listes nationales : législatives, sénatoriales et européennes.
Trois cas particuliers sont à souligner : les élections législatives, les élections sénatoriales, et les élections européennes. Dans les trois cas, les candidatures se font à l’échelle de circonscriptions, mais dans les trois cas, l’enjeu du scrutin est national, pas local. Il apparaît donc logique que, plutôt qu’un vote des adhérents de chaque circonscription pour élire le candidat qui s’y présente, la règle soit de faire départager par tous les adhérents du mouvement des listes nationales de candidats à ces élections.
Des primaires systématiquement un an avant les élections concernées.
En outre, afin de laisser aux candidats choisis in fine le temps de se préparer au scrutin, une règle simple consistera à décider que les primaires des différentes élections ont systématiquement lieu un an avant la date prévue de ces élections.
Thomas Guénolé
(1) Les adhérents de chaque ville pour les élections municipales, les adhérents de chaque région pour les élections régionales, les adhérents de chaque canton pour les élections cantonales, et tous les adhérents pour les élections présidentielle, législatives, sénatoriales et européennes. A noter que dans certains cas (en particulier les municipales), ce sont des listes d’aspirants candidats que les adhérents auront à départager.
(2) Cela poserait le problème du risque réel de diffusion sauvage des coordonnées d’adhérents qui ne souhaitent pas cette diffusion.
(3) Par exemple une commission d’arbitrage de 5 membres, élus par les adhérents sur proposition du président du mouvement.
(4) Par exemple exclure du nouveau vote le ou les aspirants candidats qui n’ont pas respecté les règles, suspendre de leurs fonctions les cadres du mouvement ayant favorisé tel ou tel candidat, et prononcer des exclusions pour les cas les plus graves.
11:00 Publié dans Billets d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : modem, primaires, municipales




