31 octobre 2007

Dessin politique N°214 - PS/Modem : je t'aime moi non plus.

Dessin politique 214 
Dessin politique François Bayrou
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POUR HOLLANDE, BAYROU EST UN CONCURRENT, PAS UN PARTENAIRE.
Bayrou : "Il peut en dire autant de tous ses camarades au Parti Socialiste."
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PARIS (AFP) - Le premier secrétaire du PS François Hollande a affirmé samedi devant le Conseil national du PS que François Bayrou et le MoDem n'étaient pas "un partenaire", mais "un concurrent" des socialistes.
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"Nous ne refusons jamais les concours" de ceux qui sont "dans l'opposition à Nicolas Sarkozy. On dit: le MoDem n'est pas dans cette stratégie. J'en prends acte", a déclaré M. Hollande à la tribune.
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"Je suis lucide sur sa stratégie: ce n'est pas une stratégie d'alliance, mais une stratégie pour la prochaine élection présidentielle" où François Bayrou "veut, si possible, être au deuxième tour. Nous n'avons pas affaire à un partenaire, nous avons affaire à un concurrent", a ajouté le député-maire de Tulle.

09 septembre 2007

Best-of GroZbulles - les dessins de mai 2007

Voici la suite de notre rubrique « Best-of GroZbulles », qui rediffusera chaque dimanche des dessins déjà parus sur GroZbulles par le passé. Avec une petite introduction pour rappeler le contexte politique.
Bonne re-lecture !
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7 Mai 2007.


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Cette semaine, une seule date dans le Best-Of. Une concentré d'événement politique.
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Le 7 Mai 2007.
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Comme après un repas gargantuesque trop arrosé, on se réveille ce matin là avec la gueule de bois et la nausée, et on regrette - mais un peu tard - d'avoir fini les fruits de mer dans la sauce du homard.
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Les premières minutes de Sarko 1er resteront dans les mémoires. Lorsque le gouvernement nous annonce des "mesures difficiles", ou demande "des efforts" à la population, ce sont ces images qui nous reviennent.
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Cela méritait bien un tryptique GroZ Bulles. (cliquez sur chaque image pour la voir en grande taille)

election Sarkozy emeute election Sarkozy Villepin election Sarkozy

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Yacht de luxe, émeutes partout en France, réglement de compte impitoyable avec la Chiraquie agonisante.

Sarko 1er a donné le ton dès ses premiers instants de pouvoir.

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Face à l'hyperprésidence qui se met en place, une seule arme nous reste. La seule à libérer les coeurs, à dénouer les estomacs, à donner envie d'un meilleur avenir, à calmer les peurs aussi.
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L'humour. Pur, brutal, libérateur.
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Trois mille personnes ont visionné l'animation Flash ci-dessous, mise en ligne le 13 mai. Manifestement, les internautes en avaient besoin. Ce petit "buzz" nous a à l'époque vraiment motivés pour continuer GroZbulles, alors merci à tous !
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Vous n'avez pas encore vu cette animation ? Vous avez raté le meilleur de GroZ Bulles ?!
 
Allez, hop, cliquez vite là-dessus : 

loveboat croisiere sarkozy

Lancer l'animation

AVERTISSEMENTS :

- Cette animation comporte de la musique (kitch). Si vous êtes au bureau, pensez à mettre vos écouteurs...

- Cette animation requiert le plugin Flash. Téléchargez-le ici en cas de problème.

- "GroZ Bulles" est partisan de la libre circulation de l'information. N'ayez donc aucune hésitation si vous souhaitez citer, copier ou détourner cette animation. Si notre travail vous plaît, ajoutez simplement un petit lien vers http://grozbulles.hautetfort.com/, pour nous encourager.

29 juillet 2007

Best-of GroZbulles : les dessins politiques de mars 2007

Voici notre nouvelle rubrique « Best-of GroZbulles », qui rediffusera chaque dimanche des éléments déjà parus sur GroZbulles par le passé. Avec une petite introduction pour rappeler le contexte politique.

Bonne re-lecture !


Mars 2007.


Jacques Chirac annonce qu'il ne se présentera pas à l'élection présidentielle. Quel est le bilan de la Chiraquie ?

Dessin politique - Jacques Chirac ne se présente pas à l'élection présidentielle : il dissout son troisième mandat ?


Les sondages décrivent une formidable montée de François Bayrou, qui passe en quelques semaines de 12 à 24% d'intentions de vote. Il est alors à égalité avec Ségolène Royal et tous les espoirs sont permis.

Voir aussi Bayrou et Royal à égalité : si oui, alors Sarkozy aussi !

Dessin politique - François Bayrou à égalité avec Ségolène Royal dans les sondages : c'est l'égalité homme-femme !


Nicolas Sarkozy jette un pavé dans la mare et joue à nouveau le coup du "Docteur Jekyll et Mister Hyde". Avec cette provocation, il parvient à reprendre la main.

Voir aussi l'un des meilleurs articles publiés sur GroZ Bulles

 Le Ministère de l’Identité Nationale et de l’Immigration : les vrais-faux dérapages de « Docteur Jekill et Mister Hyde. »

Nicolas Sarkozy et le Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale ou les dérapages de Mister Hyde

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

09 juillet 2007

Rediffusion : quand les médias jouent au Titanic.

Au cours de la campagne présidentielle, les divisions au sein du PS devinrent rapidement un thème récurrent, puis omniprésent, dans le traitement de la campagne par les grands médias. L'occasion pour nous de démonter la tendance journalistique à mettre en scène la réalité, en l'aggravant, pour fabriquer du spectacle. 

La bulle : le PS est en difficulté, la montée de Bayrou dans les sondages sème la panique chez les éléphants.

Crever la bulle : le PS est bien en crise depuis 2002, mais la mise en scène de la crise du PS sert surtout à pimenter la campagne présidentielle.

 

Depuis quelques jours, un nouveau personnage est apparu dans la campagne présidentielle. Il ne s’agit pas d’un 13ème candidat, ni d’une personnalité annonçant son ralliement surprise. Non, ce personnage s’appelle : « le parti socialiste en crise ».

Vous constaterez vous-même comme se multiplient les titres dramatiques.
« "Une journée en enfer" pour DSK à Charleville » (Le Monde)
« Ségolène Royal craint un nouveau 21 avril » (Le Figaro)
« Hollande : le PS "sera dans l'opposition" si Bayrou gagne. » (Le Nouvel Obs)

Dans tout bon divertissement, chaque personnage doit être aisément identifié par le public. Le PS est donc actuellement réduit à quelques éléments clés. J’en vois quatre.

1. Les capitaines du navire

Premier élément clé : le « PS en crise » est dirigé par des personnalités qui réfutent les problèmes.
Ce ne sont pas les propositions socialistes, mais les déclarations rassurantes qui sont mises en avant. On trouve ainsi dans les gros titres :
François Hollande déclare : « Il n'y aura aucun socialiste chez François Bayrou ».
Pierre Mauroy : « Ségolène Royal nous conduira à la victoire. Malgré les épreuves qu'elle traverse, elle conserve un calme olympien. »

Ce premier élément sert généralement d’introduction : les capitaines du navire PS jurent la main sur le cœur que le Titanic est insubmersible.

2. L’iceberg

Après avoir cité les propos rassurants des « éléphants », on présente alors les dernières données inquiétantes : un sondage en baisse, l’électorat des professeurs qui prend ses distances, les hésitations sur la stratégie anti-Bayrou à mener, le livre assassin de Besson, etc…
Ces données sèment le doute. Désormais le drame est lancé : l’iceberg a percé la coque.

3. Une pointe de panique

Dans ce navire PS qui prend l’eau, il suffit alors de placer une atmosphère de panique pour obtenir un tableau saisissant.

Pour cela, les sentiments de chaque socialiste sont largement décrits. On cite la perte de confiance de l’un ou le pessimisme de l’autre. Mais, suspense oblige, on cite aussi l’héroïsme d’un troisième, qui veut « redresser la barre » malgré la tempête !
L’agitation et le désordre entretiennent aussi une atmosphère de panique. La moindre désorganisation, le plus léger désaccord sont donc soigneusement repris. Et lorsque les éléphants n’affichent aucun désaccord, leur « manque d’enthousiasme » est malgré tout souligné…

4. Le méchant loup

Ce tableau terrifiant est complété naturellement par l’image du corsaire chargeant sabre au clair. Bayrou devient alors « l’homme qui vide le PS de ses électeurs » (alors qu’il séduit autant d’électeurs de droite que de gauche). Les termes les plus vigoureux sont utilisés pour décrire l’UDF, qui devient l’« extrême centre » pour l’occasion.

Bien entendu, ce tableau n’est pas dénué de tout réalisme. Le PS est réellement confronté à ses contradictions ; ses tensions internes sont étouffées de plus en plus péniblement depuis l’échec de Jospin à la présidentielle de 2002. Le projet de Bayrou séduit donc naturellement des électeurs « traditionnellement de gauche ».

Simplement, les médias tendent actuellement à gommer les éléments positifs pour dramatiser le spectacle de la campagne. C’est une caricature du Titanic qui est jouée sur nos écrans, non une analyse ni même une description réaliste.


Une période pénible et douloureuse s’ouvre donc pour les militants socialistes, dont on peut sentir le désarroi et la colère. Ils se retrouvent figurants d’un drame qui se joue malgré eux. Chaque jour durant lequel le « Titanic » est projeté dans les journaux apporte doute et angoisse dans les rangs socialistes. Et cela fournit un lot d’images désespérantes et de déclarations héroïques pour le lendemain.

Ce personnage médiatique est extrêmement malsain et il peut devenir le principal problème du PS. Reconstruire un personnage positif à « vendre » aux médias ne sera en effet pas chose aisée.

La bulle : le PS est en difficulté, la montée de Bayrou dans les sondages sème la panique chez les éléphants.

Crever la bulle : le PS est bien en crise depuis 2002, mais la mise en scène de la crise du PS sert surtout à pimenter la campagne présidentielle.

Roméo Lucibello

08 juillet 2007

Rediffusion : les incidents de la Gare du Nord.

Nous rediffusons ici l'article que nous avions publié au lendemain des émeutes de la gare du Nord, qui s'étaient déroulées en pleine campagne présidentielle. L'occasion pour nous de dénoncer le sécuritarisme et de souligner ce qui est pour nous le vrai problème : une définition de l'identité nationale à côté de la plaque. 

 

La bulle : « Après les émeutes des banlieues, celle intervenue à Paris gare du Nord replace la sécurité au cœur de la campagne présidentielle. »

 

Crever la bulle : Cette nouvelle émeute n’est qu’un symptôme d’un mal très profond, celui du fossé qui place toute une part de la population à l’extérieur de notre communauté nationale.

 

 

Avant d’écrire ce nouvel article, je tiens à formuler deux précautions. D’abord, pour la première fois depuis l’ouverture de ce blog j’écris « immédiatement à chaud » à propos de l’actualité de la campagne, alors que d’ordinaire je m’astreins à laisser passer quelques jours pour prendre plus facilement du recul. Ensuite, j’écris ces lignes alors que, à l’heure où je le rends public, les informations sur ce qui s’est exactement passé à Paris Gare du Nord sont encore très incomplètes.

 

Je tenais à souligner ces deux limites, avant d’entrer dans le vif du sujet. Le vif du sujet, c’est que j’ai mal à la France.

 

Peu m’importe de savoir qui a dérapé le premier entre le « jeune-de-banlieue » contrôlé à la gare et les policiers appelés en renfort pour l’interpeler. Peu m’importe de savoir dans quelle mesure les comportements des uns et des autres, policiers et émeutiers, s’expliqueraient par le comportement de ceux d’en face. Bref, peu m’importe, profondément, qui a tiré le premier. D’avance l’on sait que les tentatives de justification des uns et des autres, et de leurs partisans de toute sorte s’exprimant dans les médias, seront des positions pleines d’a priori, de manichéisme avec variantes sur qui sont les gentils et les méchants dans l’histoire, et de simplifications abusives. Etablir la vérité suppose, par définition, du calme, du recul et la recherche de l’enchaînement des faits sans préjugés. Il y a le contexte social profond de notre pays dans son rapport aux banlieues (c’est-à-dire le lieu des bannis, étymologiquement). Il y a la polarisation très marquée sur ce type de sujet à un mois du premier tour de l’élection présidentielle. Inutile donc d’espérer l’établissement de la vérité sur les responsabilités de chacun avant plusieurs mois.

 

Ce qui m’importe, en revanche, ce sont les courants de fond dont les émeutes de la gare du Nord constituent un nouveau révélateur. Il existe dans notre France des habitants suffisamment déconnectés des normes sociales, qui fondent toute communauté humaine, pour réagir à un contrôle de ticket de train par un coup de boule sans voir où est le problème. Il existe dans notre France des forces de police suffisamment perçues comme des ennemis par une partie de la population pour qu’improviser une contre-offensive combattants contre combattants soit leur soit naturel. Il existe dans notre France un état de conflit, un fossé, une fracture, un mur de Berlin, suffisamment forts pour qu’une étincelle suffise à entraîner, aussi bien du côté des forces de police que du côté d’une partie de notre population, des réactions totalement disproportionnées.

 

Le vif du sujet, donc, c’est que j’ai mal à la France. L ’état de déconnection, de cassure nette, a atteint et largement dépassé le point à partir duquel s’engage une aggravation continuelle de la violence du conflit latent. Or, parce que c’est plus facile et plus payant électoralement de donner des explications simples à une fracture compliquée, la grille de lecture de nombre de candidats à la présidentielle sera de désigner un ennemi extérieur : le fantasme de l’alien qui nous veut du mal, parce qu’il n’est pas assimilable (vu de droite) ou parce que « la société » l’a transformé en cet alien (vu de gauche). Cette vision enferme l’offre politique droite-gauche dans le clivage habituel répression-prévention, et pendant ce temps-là, le problème de fond continue à s’aggraver.

 

Ce problème de fond, c’est que notre identité nationale affichée ne correspond plus à ce qu’est réellement notre population, et assimile donc une partie de plus en plus grande de la population du pays comme des greffes que le corps ne peut pas supporter. Ce problème de fond, c’est que c’est là où elle a le devoir d’être le plus présente que la République est absente, renforçant cet état d’abandon d’habitants de notre pays.

 

Peut-être serait-ce cela, l’enjeu d’un véritable patriotisme : bâtir une identité nationale qui parte de notre population telle qu’elle est, et en tirer les conséquences en termes d’action politique. Quand une part aussi nombreuse de notre population ne rentre plus dans le moule, ce n’est plus cette population qui pose problème : c’est le moule.

 

 

La bulle : « Après les émeutes des banlieues, celle intervenue à Paris gare du Nord replace la sécurité au cœur de la campagne présidentielle. »

 

Crever la bulle : Cette nouvelle émeute n’est qu’un symptôme d’un mal très profond, celui du fossé qui place toute une part de la population à l’extérieur de notre communauté nationale.

 

 

Thomas Guénolé

07 juillet 2007

Rediffusion : la Présidentielle 2007 en BD !

Pour résumer la campagne présidentielle de 2007, au travers de ses trois "grands candidats," nous avions réalisé et publié sur GroZbulles cette campagne présidentielle en BD !



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Une douzaine de pages à diffuser autour de vous sans hésitation !