« Dessin politique N°114 - Vanity Fair et la droite "bling bling" | Page d'accueil | Best-of GroZbulles : les dessins politiques de mi-avril 2007 »

18 août 2007

A la découverte du clash.

0f25f88c0915f5f70bf5ae6c3890972a.jpg

 

 

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir le "clash", une pratique culturelle extrêmement courante entre rappeurs des quartiers. Concrètement, il s'agit d'un défi verbal entre deux rappeurs, en présence d'un public. Cela permet de se la péter, de touler des mécaniques, mais aussi de faire de véritables improvisations de textes pour prouver son talent.

A l'origine, le clash vient des Etats-Unis, où il est très pratiqué : le film "8 Mile" avec le rappeur Eminem comporte d'ailleurs de nombreuses scènes de ce genre de "duel". Il s'est par la suite exporté en France. Pour ceux qui connaissent le chanteur français Sinik, sa chanson à grand succès "l'Assassin" est un bon exemple de cette pratique dans sa version française.

Pour cette découverte du clash, nous commençons par un article complet sur le clash plutôt spectaculaire entre les rappeurs français Booba et Sinik, avec tous les détails nécessaires pour comprendre la démarche. Nous vous donnons ensuite un accès au clip de "l'Assassin", la chanson de Sinik qui est un exemple de clash. Enfin, nous indiquons un lien vers un site de clash, où des internautes viennent se clasher les uns les autres sur un forum.

Bon visionnage !

 

Lire l'article sur le clash entre Booba et Sinik.

Voir le clip de "l'Assassin" :

 

 

Accéder au forum de clash. 

 

 

Commentaires

Le clash est l'équivalent rappé du "concours de bites" (excusez du peu, mais c'est l'expression consacrée)... Si ça peut en effet pousser l'exacerbation des talents d'écriture des différents rappeurs à son paroxysme, ça peut également sombrer dans la vulgarité et les basses attaques les plus sordides et les plus ineptes...
Ce n'est pas à mon sens un phénomène véritablement marquant des banlieues et quartiers populaires (on disait banlieues avant, mais maintenant faut dire quartiers populaires, il paraît... y inclue-t-on seulement le nord ouvrier ?), on contraire des "battles" (directement pompé de l'anglais) qui opposent deux rappeurs en direct face à un public (souvent acquis ni à l'un ni à l'autre des intervenants) qui tranche finalement entre les deux et annonce le verdict. Cet autre phénomène qui s'apparente quelque peu au "clash" rappelle étrangement les défis littéraires des Dadas et autres Lettristes, au début du XXème siècle.

Je trouve les "battles" plus constructives, intéréssantes et symptomatiques des quartiers populaires que les "clashs", personnellement. C'est d'ailleurs au cours de ces "battles" et suivant la dure loi selon laquelle pour être le meilleur, il faut éliminer la concurence au plus bas de la racine, que de nombreux rappeurs sont devenus petit à petit connus.

Ecrit par : Funram | 18 août 2007

Je partage ton analyse à 100%. En particulier sur le parallèle entre les "battles" d'aujourd'hui et les défis littéraires de jadis.

Ecrit par : Thomas Guénolé | 19 août 2007

Ecrire un commentaire