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24 avril 2007
Pourquoi je voterai blanc au 2nd tour.
Au premier tour, j’ai voté pour François Bayrou, par conviction. Au second tour, je prévoyais de voter à nouveau pour lui. En son absence, je voterai blanc, toujours par conviction et non pas par indécision.
Voici les raisons de ce choix.
Au premier tour, quand j’ai choisi ce candidat, j’ai adhéré à une personne, à des valeurs, et à un programme. J’avais la conviction, et je l’ai toujours, que François Bayrou est, comme personne, le mieux à même d’être un président de la République réconciliateur et arbitre de la Nation. J’avais la conviction, et je l’ai toujours, que ses valeurs, celles de l’union nationale, de l’identité républicaine plutôt que nationaliste, de l’humanisme, et du fédéralisme européen, sont celles que la France a besoin de mettre en avant. J’avais la conviction, et je l’ai toujours, que son programme, en particulier la lutte draconienne contre l’endettement du pays, l’idée des deux emplois francs pour chaque entreprise, et la priorité absolue à l’éducation, est le mieux à même de réformer notre pays sans que cela aboutisse inutilement à mettre des millions de personnes dans la rue.
A présent, au second tour, je dois choisir mon candidat, qui ne peut plus être François Bayrou. Je dois choisir entre M. Sarkozy et Mme Royal. Là encore, je fais mon choix par rapport à une personnalité, à des valeurs, et à un programme.
Prenons le cas de Nicolas Sarkozy. En ce qui concerne sa personne, bien que je le trouve trop porté sur le conflit et manifestement égocentrique, je dois lui reconnaître qu’il aurait le niveau de compétence pour être président de la République. Mais j’estime que son programme, dans l’ensemble, est truffé de contradictions (les engagements sur les baisses d’impôts varient sans cesse), et surtout, dans l’ensemble, non-financé, ce qui revient à faire des promesses qu’il ne pourra pas tenir. Quant aux valeurs qu’il met en avant, si je suis d’accord avec la réhabilitation de la valeur travail et du sens de l’effort, je suis fondamentalement opposé à son culte du paraître et sa légitimation sans complexes du triomphe du plus fort. Bref, concernant Nicolas Sarkozy, ce sont son programme et ses valeurs qui m’empêchent de voter pour lui.
Prenons à présent le cas de Ségolène Royal. En ce qui concerne sa personne, j’ai depuis plusieurs mois une conviction encore renforcée par son discours lénifiant, et qui sonnait faux, du dimanche 22 avril : elle n’a pas encore le niveau de compétence, l’étoffe, pour être présidente de la République. Je constate en outre que son programme reste massivement dans une logique de primauté de l’intervention de l’Etat pour résoudre les problèmes du pays. Or, j’ai la conviction profonde, comme Lionel Jospin, que « l’Etat ne peut pas tout, » et que c’est un vœu pieux de professer le contraire. Par ailleurs, tout comme pour M. Sarkozy, il est manifeste que l’essentiel des promesses de Mme Royal ne sont pas financées, et que donc, ce sont des promesses qu’elle ne pourra pas tenir. En revanche, je dois admettre que je me reconnais pleinement dans les valeurs qu’elle met en avant, à savoir la solidarité, la démocratie participative et l’égalité des chances. Bref, concernant Ségolène Royal, ce sont sa personne et son programme qui m’empêchent de voter pour elle.
Par conséquent, pour des raisons différentes selon que ce soit l’un ou l’autre, je n’adhère ni à Nicolas Sarkozy, ni à Ségolène Royal. J’utiliserai donc la troisième possibilité : le vote blanc.
Dans mon entourage proche, des personnes ayant voté Sarkozy ou Royal au premier tour me pressent, depuis dimanche, de faire un choix. Quand je leur explique alors que je compte voter blanc, ils me répondent systématiquement deux choses. D’abord que voter blanc, c’est ne pas choisir. Ensuite que, selon la formule consacrée, « au premier tour on choisit, au second on élimine. »
Je ne suis d’accord avec aucun de ces deux arguments de type « pistolet collé sur ma tempe. »
Je réponds d’abord que le vote blanc au second tour, contrairement à l’abstension, est un choix. Un choix tout aussi démocratique et respectable que de voter pour M. Sarkozy ou pour Mme Royal. C’est un vote qui exprime mon choix de citoyen. A savoir que, pour des raisons mûrement réfléchies, quand on ne me donne le choix qu’entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, je revote Bayrou en votant blanc.
Je réponds ensuite que la logique « au premier tour on choisit, au second on élimine, » cela revient à faire le choix d’un de ces deux camps uniquement par rejet de l’autre camp. Or, je suis du centre. Cela signifie que je n’ai pas contre la gauche ou la droite cette « haine » stérile, et infantile, qu’implique un vote de rejet. J’ajouterai que non, quand je vote au second tour pour un candidat, cela ne peut pas juste signifier que je rejette son adversaire. Voter pour un candidat, c’est s’engager à ses côtés, et devenir co-responsable de son bilan s’il est élu. J’y étais prêt aux côtés de François Bayrou. Je ne le suis pas aux côtés de M. Sarkozy ou de Mme Royal, pour des raisons différentes.
Voilà pourquoi, au second tour, mon vote sera blanc, par conviction.
Thomas Guénolé
10:35 Publié dans Billets d'humeur | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : royal, sarkozy, bayrou, second tour, bulletin orange
Commentaires
Thomas très bien ton texte, même si un peu long quand on a plus d'un mois de campagne dans les jambes. Félicitation pour ta BD, elle a super marché sur mon site.
J'ai quelque chose à te proposer : scannons un bulletin de vote de Bayrou et proposons à nos lecteurs de le télécharger afin de le glisser dans l'urne de 6 mai. Si cela marche un tant soit peu ce serait un beau pied de nez à Ségo et Sarko :o)
Ecrit par : esnolle | 24 avril 2007
Vous allez voter blanc, autant dire que vous allez voter pour Sarkozy !
Le programme de Mme Royale est bien plus compatible avec celui de François Bayrou lequel pourrait faire un programme commun avec elle, avec des ministres UDF.
Mr Bayrou a fait son bon score du 1er tour avec plus de voix de gauche que de voix UDF. Il est temps de se mettre autour de la table comme il l'a toujours souhaité...
Réaction très irresponsable.
Ecrit par : Chris | 25 avril 2007
salut,
je voterais également blanc et ce pour exactement les mêmes raisons que toi.
quant à chris et notre "irresponsabilité" ce serais plutôt voter pour l'un ou l'autre qui relève de l'irresponsabilité.
notre choix est de ne pas cautioner l'un ou l'autre des candidats, de se poser dans une opposition constructive des deux.
de plus ne parait surréaliste de discuter avec des gens qui on nié jusqu'a notre existence durant des semaines et des mois.
l'UDF est un pivot central autour duquels PS & UMP vont devoir s'articuler, je ne cautionnerais pas une politique du tout état tout comme celle d'un état répressif.
le passé est soldé, le présent nous échappe, l'avenir nous appartient !! (on croirait du bayrou dans le texte !!)
Ecrit par : philippe | 25 avril 2007
Au 1er tour j'ai voté pour Bayrou, par conviction.
Au 2nd tour je voterai pour Ségolène Royal. Non pas que je crois aux vertues de son programme (de la poudre aux yeux), mais parce que Pimprenelle est nettement moins dangereuse pour notre Bayrou que Nicolas.
Car si on peut compter sur l'incompétance de la gauche plurielle pour 5 ans, il ne faudra pas compter sur la broyeuse de Sarkozy pour contribuer à l'édification d'un authentique parti centriste.
Conclusion : vas-y Ségo, t'es la meilleure :-)
Ecrit par : POF | 25 avril 2007
Moi aussi j'ai voté François Bayrou au premier tour.
Que faire pour le second tour ? Voter blanc ?
Pourquoi pas, car aucun des projets des 2 finalistes ne me convient.
Mais non. Je voterai, faute de mieux (j'insiste : faute de mieux), pour Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy.
Je m'en explique sur mon blog :
http://pierreboiteau.spaces.live.com/blog/
Ecrit par : Pierre | 25 avril 2007
Tu sais Pierre, la logique "de deux maux il faut choisir le moindre" a du mal à s'appliquer à ce second tour.
Puisque, pour simplifier, nous avons le choix entre la dangerosité et l'incompétence. Dans cette configuration, pour ma part, je revote Bayrou. ;-)
TG
Ecrit par : Thomas Guénolé | 25 avril 2007
Donc tu choisis la Dangerosité car voter Blanc s'est (arythmétiquement) accoître l'avantage relatif du premier du premier Tour ...
Pour moi la dangerosité est le pire choix car il s'agit de dangerosité pour la démocratie qui est un bien pour lequel beaucoup on donné leur vie ou donne encore leur vie.
pour moi Sarko est l'équivalent de Bush aux US ... Alors super ils vivent très bien en aveugle du monde qui les entoure. Seulement il les as mener dans une guerre où quelque milliers de leur concitoyen sont mort sans compter le bain de sang quotidien aujourd'hui en Irak ... Tout cela à coups de milliards de $ qui auraient été bien mieux à lutter contre le réchauffement de la planète ... Bref tout cela tu t'en moque avec un vote aveugle ...
Quand à la prétendue incompétence, t'es tu interrogé sur la liberté des médias qui t'en on fait l'image ??? crois tu qu'une femme qui a fait l'ENA, Ministre et est présidente d'une région depuis plusieurs année soit plus incompétente que beaucoup d'homme qui sont au pouvoir dans le monde ?
Moi le dernier élément de choix est entre l'honnêteté et la malhonnêteté et de chosir le moins malhonnête, je te laisse faire ton avis ...
Ensuite associe Malhonnêteté + Dangerosité (Ton propre terme ...) plus Pouvoir Médiatique + Pouvoir Economique, voudrais tu prendre le risque qu'une telle combinaison soit au pouvoir dans ton pays ???
Ton vote blanc c'est cela ...
A l'inverse imaginons Malhonnêteté (Ce dont je doute, c'est mon avis) + Incompétence (Ce dont je doute aussi dans la mesure au moins dont on voudrait nous le faire croire ... cf PM) + Main tendu vers le candidat que tu as supporté (Même si on peut avoir des doutes, il n'empêche que le débat est souhaité ...)
Ne trouve tu pas que un vote orienté serait moisn aventureux ??
Moi si ...
Sur ce tu es (encore) libre ... profites en pour voter selon ton choix ... et merci de m'avoir lu.
Fred
Ecrit par : Fred | 25 avril 2007
Je pense voter blanc le 5 mai car je ne me reconnais pas dans les deux candidats présents au second tour. Pour une fois, j'ai trouvé dans la candidature de Bayrou des idées proches de mon système de valeur. Du coup, j'ai pris de mauvaises habitudes, je ne veux plus faire de choix par défaut. Je l'ai aussi dit sur mon blog
http://guadeloupephotoblog.blogspot.com/2007/04/terre-de-bas-la-pointe-de-la-rvolution.html
Je vais donc voter Bayrou au second tour.
Ecrit par : WK | 25 avril 2007
Bonjour Thomas
puis-je reprendre ton article sur mon blog : http://brestoiseries.blogs.letelegramme.com/
En indiquant la source.
Merci d'avance
MC
Ecrit par : Cabon Mikaël | 25 avril 2007
Je voudrais répondre à une phrase de Chris que j'entends bien souvent dans mon entourage actuellement. Je cite : "Vous allez voter blanc, autant dire que vous allez voter pour Sarkozy !"
Les UMPistes de mes amis me disent "voter blanc c'est voter Ségo", les Socialistes de mes amis me répètent : "voter blanc c'est voter Sarko".
Je voudrais rappeler que les mots (et les votes) ont un sens. Voter blanc c'est voter blanc. Rien de plus, rien de moins. A dire vrai, il me semble que cela revient à ne donner sa voix à personne, ou bien si l'on préfère, à donner 1/2 voix à Sago et 1/2 voix à Sarko.
Que la gauche (ou la droite, mais c'est surtout la gauche en l'occurrence) cherche à faire peser la responsabilité de l'élection sur la conscience des centristes sans jamais se remettre elle-même en question, donne des leçons de morale à l'électorat qui a, peut-être, la plus haute conscience politique parce qu'il vote librement et en conscience, sans être tenu par une "discipline de parti" ou autres blocages idéologiques, me semble malvenu, et, pour tout dire, presque de mauvais goût.
Ecrit par : Mocha-ze-centrist-coffeecat | 26 avril 2007
A Mocha : absolument d'accord avec ta réponse aux méthodes de culpabilisation du PS. Ca me donne envie d'en faire un article.
A Mikaël : Oui bien sûr, tu peux reprendre, copier, parodier tous les articles et images de GroZ Bulles. Nous sommes partisans de la libre circulation de l'info.
Ecrit par : Roméo | 26 avril 2007
Il ne faut pas oublier que 82% des français n’ont pas choisi François Bayrou au premier tour. Certes, il est l’homme qui peut faire le second tour mais la vie politique ne tourne pas encore autour de son seul nom.
http://quandjypense.canalblog.com
Ecrit par : quandjypense | 26 avril 2007
le 22 avril je n'ai pas voté pour un candidat présent au second tour, mais le 6 mai je préfère faire un choix que laisser les autres le faire pour moi. A défaut pendant 5 ans, même en participant aux autres échéances électorales j'aurais le sentiment de ne pas pouvoir assumer ma part de responsabilité dans le choix qui aura fait. Il ne m'est arrivé qu'une fois de voter blanc il y a déjà bien longtemps et le sentiment qui s'est révélé par la suite a été beaucoup plus désagréable que celui de m'être prononcé quitte à avoir des doutes au moment du choix en d'autres occasions. En effet à ce moment du choix on pèse les pour et les contre et il y a bien quelque chose qui permet de se déterminer, un point fondamental et sur lequel on attend, espère, redoute plus de l'un(e) ou de l'autre. On peut être déçu par la suite, ça m'est arrivé mais passé le sentiment de déception voir de colère quand on se sent trompé on réalise que s'il fallait se repositionner dans le même contexte qu'à l'époque on ferait le même choix, de fait j'ai assumé et progressé dans ma réflexion. La multiplication des réponses permet de forger une cohérence et de se positionner plus facilement la fois d'après, c'est une forme d'apprentissage de la prise de décision. J'ai fait mon choix pour ce deuxième tour, je n'en dirais rien ici mais si Thomas le permet je l'invite à s'interroger sur le choix qu'il ferait comme si le résultat dépendait de lui seul. Notre vie personnelle et professionnelle nous confronte souvent à l'obligation de faire des choix et à l'obligation de les assumer que ce soit pour des choses vitales ou banales. Il est donc toujours préférable d'être capable de se positionner. Comme il me semble clair que Thomas considère comme beaucoup d'autres que cette élection n'est pas anodine sinon il n'aurait pas écrit un si long article, cette question de l'engagement mérite d'être posée. Je comprends la fidélité à l'engagement pris au premier tour mais je crois que sans avoir à afficher publiquement la préférence après réflexion chacun trouvera bien au fond de lui même un point déterminant pour faire la balance. En ne m'imposant pas de choisir cette fois là j'ai refusé de voir que je pouvais défendre une question qui me tenait à cœur et pour laquelle j'ai fait bien plus par la suite mais qui ne m'apparaissait pas directement et explicitement dans les enjeux du scrutin d'alors. Le résultat du 6 mai aura des conséquences sur des enjeux déjà bien identifiés s'ils ne suffisent pas à se déterminer, il faut peut être faire l'effort de chercher du côté des ses enjeux encore imperceptibles qui plus tard feraient regretter le vote blanc d'aujourd'hui. J'espère permettre à certains de s'épargner le passage par la case vote blanc pour réaliser qu'il importe de pouvoir se déterminer pour soi même et pas seulement pour afficher sa préférence.
Ecrit par : antoine | 27 avril 2007
Plusieurs réponses aux commentaires déposés à la suite de mon article.
1. D'abord, sur l'idée "voter blanc, en fait c'est voter pour untel."
Parmi ces commentaires, et dans mes conversations avec des amis de gauche, j'ai lu que voter blanc, en fait, c'est voter Sarkozy. Parmi ces commentaires, et dans mes conversations avec des amis de droite, voter blanc, en fait, c'est voter Ségolène Royal.
Il me semble que c'est là une bonne démonstration empirique de ce que j'affirme dans mon article : à savoir que voter blanc, ... c'est voter blanc.
Plus précisément, c'est l'expression d'un vote-sanction envers les deux candidats en présence, lorsqu'on estime que ni l'élection de l'un ni l'élection de l'autre ne répond à l'intérêt général.
2. Ensuite, sur l'idée "voter blanc, c'est refuser de choisir, c'est sortir du jeu démocratique."
J'observe tout d'abord que c'est l'abstension, et non pas le vote blanc, qui fait sortir le citoyen du jeu démocratique. Celui qui s'abstient prive le scrutin de l'expression de son vote, et se soustrait par la même du jeu démocratique. Ce n'est pas le cas du vote blanc, puisque celui qui vote blanc contribue bien au scrutin par l'expression de son vote.
J'observe par ailleurs que voter, c'est arbitrer entre les différents choix de vote possibles. Ces choix, il y en a trois : Sarkozy, Royal, blanc. Je fais donc bien un choix, pamri les trois possibilités qui me sont permises, en votant blanc.
Je déduis de ces deux observations, très logiquement, que voter blanc est bien un choix en soi, et pas un "non-choix."
3. Enfin, sur l'idée "plutôt que voter blanc, tu devrais faire barrage à [ici insérer le nom de cleui des 2 candidats dont vous ne voulez pas à l'Elysée]."
J'ai expliqué dans mon article que, pour donner ma voix à un candidat, je me prononce sur une personne, des valeurs, et un programme. Bien que je respecte l'opinion de celles et ceux qui adoptent au second tour la logique "votons pour le moins mauvais des deux candidats," je considère avant tout autre aspect que voter pour un candidat, c'est s'engager à ses côtés, et devenir co-responsable de son futur bilan.
Pour les raisons que j'ai détaillées dans cet article, différentes d'un candidat à l'autre, je ne puis engager ma responsabilité de citoyen ni auprès de Nicolas Sarkozy, ni auprès de Ségolène Royal.
Je choisis donc la troisième possibilité qui s'offre à tout électeur qui se rend aux urnes : voter blanc.
Thomas Guénolé
Ecrit par : Thomas Guénolé | 28 avril 2007
Merci pour l'effort de clarification au point 2 et finalement je crois qu'on est d'accord voter blanc c'est faire un choix : le choix de ne pas choisir et bien entendu c'est permis. Je suis également d'accord pour dire que c'est avec l'abstention que l'on exprime que l'on ne se sent pas concerné par l'élection et la démocratie.
Mais pour moi il reste bon de savoir si le 6 mai je me sens concerné par le résultat et de ses conséquences pour les 5 années à venir car en plus de mon expérience passée je me demande comment on ferait si aujourd'hui François Bayrou était au deuxième tour pour convaincre les électeurs qui ont fait un autre choix au 1er tour ?
Dans son discours il permet à des électeurs de droite comme de gauche de s'y retrouver, pas sur tout sinon il aurait été le candidat de l'un ou l'autre. Mais au delà de la méthode qu'il propose il y a aussi des convictions politiques sur lesquelles rassembler et sauf à rêver de passer dès le 1er tour comment faudra-t-il faire dans l'hypothèse désormais probable de candidats du centre opposés au second tour des législatives à un candidat de l'un ou l'autre bord ?
Cette hypothèse étant la plus favorable puisqu'au jeu des triangulaires il est clair qu'UMP et PS ont des réserves qui se tourneront toujours plus facilement vers la droite qu'ils diront molle ou vers la gauche qu'ils estimeront frileuse que vers le centre et alternativement feront passer leurs candidats.
Même si la démonstration de Thomas est belle et témoigne d'un engagement entier je ne suis pas sur (pour ne pas dire convaincu) que 10 à 20% de vote blanc sera analysé favorablement et profitable pour la suite, par contre cela expose directement à l'argument développé aux points 1 et 3 le vainqueur dira qu'il a gagné seul sans avoir même besoin des voix de ceux qui ont voté blanc et le perdant au contraire verra dans sa défaite la responsabilité du vote blanc qui n'a pas voulu s'engager.
Et cela me permet de terminer sur un point d'accord total avec Thomas, le chantage actuel est détestable et c'est bien pour cela qu'il faut se garder de dire pour qui on vote sans se laisser imposer le choix du non-choix.
Ecrit par : antoine | 30 avril 2007
Pourquoi je voterai Ségo :
Personnellement Madame Royal m'a prouvé dans sa rencontre avec Monsieur Sarkozy que, si justement, elle avait "l'étoffe" pour être présidente. Bien qu'elle n'ait pas été au gouvernement récemment, avantage profitant à Sarkozy, elle a montré qu'elle connaissait son sujet.
De plus, elle sera je pense plus à même à dialoguer par la suite avec notre cher Bayrou et composer avec le parti démocrate que monsieur Sarkozy... Rien que le fait que Sarkozy n'ait pas rencontré Bayrou montre déjà qu’il n’acceptera pas d’autres idées que les siennes...
Et Bayrou votera-t-il pour celui qui l’appela « tracteur » et attira à lui d’anciens partisans de l’UDF (tel que Gilles De Robien…) ? Cela m’étonnerait qu’il s’arrête à ces mesquineries mais bon…
Enfin, je constate que sur Bayrou.fr une large majorité des personnes contribuant au débat déclare voter à gauche.
Bref, je pensais aussi voter blanc, mais je tends à changer d'avis...
Et vive Bayrou et le parti démocrate !!!
Ecrit par : tiomax80 | 04 mai 2007
bayrou a dit qu'il ne voterait pas Sarkozy, donc il ne veut pas qu'il soit élu. Il n'a pas dit qu'il ne voterait pas Ségolène, mais il ne peut pas dire qu'il votera pour elle vu qu'il est du centre.
si sarko passe, l'UDF sera diluée et éliminée de la vie politique.
j'ai voté Bayrou au premier tour, je voterai Ségo au second, afin que le Mouvement Démocrate survive.
Ecrit par : shiruvan | 05 mai 2007




