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10 mars 2007

"Le Titanic est insubmersible." Mais bien sûr...

La bulle : Confrontés à la montée de Bayrou dans les sondages, l’UMP et le PS contre-attaquent.

Crever la bulle : Les deux grands partis n’en sont encore qu’à prendre conscience de la situation et ils ne savent pas comment réagir.

François Hollande l’avait annoncé dimanche dernier sur Canal+. Les socialistes avaient fait rouler les tambours toute la semaine. Cette fois ça y est : Dominique Strauss-Kahn a exclu, dans une interview au Monde, de devenir le Premier ministre de François Bayrou.
Cette “contre-attaque” est censée crever la bulle Bayrou et réduire à néant l’illusion d’un possible gouvernement d’union nationale.

C’est bien sûr raté.

L’un des principaux « éléphants » du PS, l’homme qui aurait pu être le candidat officiel du parti pour la présidentielle, s’est senti obligé d’annoncer en grande pompe qu’il ne sera pas le Premier Ministre du candidat de l'UDF.

Dominique Strauss-Kahn ne fait que souligner l’étendue de la panique qui règne dans les rangs de l’état-major du PS. De hauts fonctionnaires socialistes, rassemblés dans le collectif Spartacus, se sont déjà ralliés à Bayrou : l’hémorragie du PS est donc bien une réalité, que la déclaration de DSK ne fait que souligner.


On trouve de nombreuses autres phrases révélatrices d’une certaine panique, cachées derrière l’appellation journalistique de « contre-attaques ».

Ainsi, Najat Belkacem, porte-parole de Ségolène Royal, affirme n'avoir "aucun doute sur le fait que les électeurs de gauche reviendront sur leurs bases" et ne voteront pas pour François Bayrou. Les militants socialistes sont certainement rassurés !

De même, la désormais fameuse « Je ne vous demande pas de voter pour moi parce que je suis une femme. », de Ségolène Royal. N’a-t-on pas envie de lui répondre : « Pourquoi ? La question se posait ? » Effectivement, coincée dans une campagne qui ne décolle pas, la candidate ne parvient qu’à revenir à son ultime argument, son sexe.

Vendredi, en visite au salon de l’agriculture, c’est Nicolas Sarkozy qui dément que sa "campagne soit morte". En réalité, il y a un mois, le candidat de l’UMP a commencé “à bien la sentir cette élection” et il a lâché la main.


Au PS comme à l’UMP, on en est encore à nier les problèmes.
« Le Titanic est insubmersible. » Mais bien sûr...

La bulle : Confrontés à la montée de Bayrou dans les sondages, l’UMP et le PS contre-attaquent.

Crever la bulle : Les deux grands partis n’en sont encore qu’à prendre conscience de la situation et ils ne savent pas comment réagir.

Roméo Lucibello

Commentaires

Ségolène Royal a déclaré dimanche 11 sur M6 qu'elle "n'imaginait pas" d'être absente au second tour de l'élection présidentielle.

Ca continue !

Ecrit par : Roméo | 12 mars 2007

C'est qu'elle manque tout simplement d'imagination cher Roméo...

Ecrit par : Nicolas | 13 mars 2007

Et en voilà un autre :

Vincent Peillon a assuré qu'il ne croyait "pas une seconde" que la gauche puisse être éliminée au premier tour, le 22 avril prochain, comme ce fut le cas en 2002.

Ecrit par : Roméo | 14 mars 2007

La méthode Coué trouve quand même ses limites : Libé titrait au début de cette semaine sur "le doute" entourant la campagne de Ségolène Royal au Parti Socialiste.

Le pire scénario possible pour la candidate socialiste serait qu'un ou plusieurs hiérarques socialistes passent chez Bayrou avec armes et bagages.

Une poignée de dédistements de ce type suffirait pour faire beaucoup de dégâts dans sa dynamique de campagne à elle, puisqu'immédiatement les grands médias ne l'interrogeraient plus que sur cela.

Ecrit par : Thomas Guénolé | 14 mars 2007

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